Un Cinéphage



Sorties du 2 Novembre

Le mois de Novembre commence doucement avec une semaine pleine de bons sentiments. On retrouvera François Cluzet immobile, Harry Connick Jr. qui fait trempette, Diane Kruger en danger, Leila Bekhti en grève et Nuri Bilge Ceylan autour de l’Anatolie.

Intouchables (Eric Toledano, Olivier Nakache)

Annoncée comme la comédie de cette fin d’année, Intouchables brasse des thèmes plombants sur le papier (handicap, exclusion, fracture sociale, conflit générationnel) mais les traite de façon légère avec une grosse dose d’humour noir. A voir pour le croire.

Par le tandem Toledano / Nakache réalisateurs de Nos Jours Heureux ou encore de Je préfère qu’on reste amis et avec Omar Sy qui trompe Fred Testot avec François Cluzet et Audrey Fleurot (vue dans le dernier Woody Allen)

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L’Incroyabe Histoire de Winter le Dauphin (Charles Martin Smith)

Film pour enfants dans la lignée des Willy et autres Flipper. L’histoire du combat d’un enfant pour sauver son ami le dauphin inspirée de faits réels qui ont bouleversé l’Amérique.
Film pour (et par des?) enfants oblige, c’est l’overdose de bons sentiments avec un casting au diapason (Harry « gendre idéal » Connick Jr., Ashley « bonne maman » Judd et Morgan « papy gentil » Freeman en tête)

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Forces Spéciales (Stephane Rybojad)

Film d’action pur et dur sur fond de prise d’otage de talibans. Le cinéma français s’essaye au film de black ops (apanage du cinéma américain) et la bande-annonce annonce (oui c’est son boulot) la couleur. Energique et rythmé, curiosité à découvrir.

Réalisé par le néophyte Stéphane Rybojad (et homme orchestre puisqu’il fait à peu près tout sur le film). Il a su bien s’entourer pour son premier essai : Magimel en soldat froid et efficace, Diane Kruger en grand reporter en détresse et l’immense Djimon Hounsou entre autres.

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La source des femmes (Radu Mihaileanu)

Fable sur le thème de la place de la femme et les relations amoureuses en milieu machiste (ou du moins dans une société patriarcale). C’est l’histoire d’une femme qui décide tout simplement de faire la grève de « l’amour » afin d’abolir une tradition qu’elle considère inconfortable et injuste.
Réalisé par le metteur en scène acclamé de Va, Vis et Deviens ou encore du Concert. Il met en scène la nouvelle coqueluche du cinéma français Leila Bekhti dans un rôle fait pour elle et qui la consacre comme actrice bankable dans le milieu.

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Il était une fois en Anatolie (Nuri Bilge Ceylan)

On sent arriver la fin de la vague des sorties cannoises. Pour clore le bal, l’un des plus beaux films de la quinzaine, vainqueur du grand prix du jury et le coup de coeur de la semaine : Il était une fois en Anatolie.
Réalisé par Nuri Bilge Ceylan (l’inoubliable claque d’Uzak raisonne encore dans la tête de ceux qui l’ont vu) il relate une histoire simple : un criminel présumé qui fait son chemin de croix qui doit le mener à la dépouille de sa victime et qui montre au fur et à mesure que les choses sont trop souvent bien plus compliquées qu’il n’apparaît.
Comme souvent avec ce cinéaste l’important n’est pas la fin de l’histoire mais l’intensité du voyage. Porté par des acteurs inconnus mais d’une sincérité troublante, ce film permettra peut être à vulgariser un artiste surdoué mais trop méconnu.

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Faites plaisir à votre âme, allez au cinéma !


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