Un Cinéphage



Sorties du 15 Février

Belle semaine de sorties avec un beau brassage des genres, il y en a pour (quasiment) tous les goûts.

Cette semaine : Meryl Streep se pare d’une paire de balloches en acier, Nicolas Cage a la tête en feu, Juliette Binoche change de vie, Dwayne Johnson chevauche des frelons, FX Demaison a la frite pendant que Sam Worthington a le blues.

La Dame de Fer (Phillyda Lloyd)

Sans doute le biopic de l’année avec un rôle à Oscar pour Meryl Streep (on voit mal comment la statuette pourrait lui échapper) dans cette épopée moderne qui retrace l’ascension de Margaret Thatcher, première femme premier ministre au service de sa majesté et le rôle crucial qu’elle a joué dans le paysage politique de la fin du siècle dernier.

Par la réalisatrice de Mamma Mia (qui s’essaye au drame intimiste) et avec également Jim Broadbent, Susan Brown et Iain Glen pour compléter ce casting pas très glamour mais talentueux.

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Ghost Rider : Spirit of Vengeance (Marc Neveldine/Brian Taylor)

Après la purge innommable que représentait le premier volet, Ghost Rider revient sur les écrans pour de nouvelles aventures.

Promis, cette fois c’est mieux (selon l’équipe du film et les quelques échos qui ont filtré depuis les projections tests) on demande à voir en croisant les doigts pour que Nicolas Cage sorte de sa spirale de films alimentaires et incarne vraiment le héros déchu de comic, jusque-là sous-potentialisé par un scénario navrant de simplisme.

Aux commandes, le duo responsable des ovnis Ultimate Game (avec Gera

Autour de Nicolas Cage, on retrouve le minéral Ciaran Hinds, la très belle Violante Placido, la tête à claques Johnny Witworth et un petit rôle pour Christophe « Highlander » Lambert pour son grand retour dans les productions américaines.

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La vie d’une autre (Sylvie Testud)

Sylvie Testud, actrice reconnue et saluée, s’essaye à la réalisation avec cette belle histoire de sentiments où Juliette Binoche se réveille un beau matin en ayant oublié tout ce qui s’est passé pendant les 15 dernières années de sa vie. De son évolution à l’état de son couple agonisant avec Mathieu Kassovitz.

Une belle histoire, une bonne idée et une situation qui ouvre bien des pistes pour explorer les tourments humains, où comment confronter quelqu’un à son soi passé et revoir son autre avec l’oeil amoureux qui a mis le feu aux poudres alors que l’autre est déjà usé par la relation et par la vie.

Un film potentiellement touchant où tout le monde peut se retrouver, la réalisation de Sylvie Testud promet d’être sensible et douce pour restituer toutes les nuances et les détails de cette histoire d’amour atypique. A voir.

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Voyage au Centre de la Terre 2 : l’île mystérieuse (Brad Peyton)

Capitalisant sur une franchise qui pompe sans vergogne Jules Verne (et pas comme il aimerait) à grands coups de spectacle et de CGI, ce second voyage au centre de la terre a été construit avec des animaux pour séduire les enfants, un héros pré-pubère et Vanessa Hudgens pour chiner les ados et Dwayne « The Rock » Johnson pour attirer les plus grands.

Aucun mal à imaginer que le matériau de base a été manipulé à souhait pour en faire un grand divertissement familial avec un discours moralisateur sous-jacent.

Du pop-corn movie comme on les aimes moins, mais des effets spéciaux qui promettent d’être sacrément spectaculaire. Dispensable mais probablement efficace.

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Il était une fois, un fois (Christian Merret-Palmair)

Comédie belge (on n’utilisera pas le terme populaire, trop péjoratif) et légère, Il était une fois, un fois retrace le parcours d’une bande de bras cassés belge bien décidés à monter le coup du siècle à Paris.

Blagues potaches, clichés passés à la moulinette et bons sentiments pour cette comédie bon enfant avec un Demaison à son aise entouré de la bande d’ »usual suspects » de la comédie belge qui donne la frite.

A voir un soir de pluie pour se changer les idées.

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Man on a Ledge (Asger Leth)

Film policier à intrigues multiples, Man on a Ledge (Dos au mur chez nous) relate l’histoire d’un ancien flic qui passe 1h30 sur une corniche en haut d’un immeuble pendant qu’une négociatrice de la police essaye de le dissuader de sauter tout en essayant de comprendre pourquoi il a décidé de faire le grand saut façon Bûcher des Vanités.

Réalisé par le novice Asger Leth, il met en scène Sam Worthington (qui tient le haut de l’affiche seul pour la première fois), Elizabeth Banks (Les 3 prochains jours, Les Intrus) et Jamie Bell (l’immortel Billy Elliot, King Kong ou encore le récent Tintin)

On ne sait trop qu’attendre de cet effort, entre huis-clos et intrigues multiples, une curiosité qui vaut peut être le détour si on se sent d’humeur exploratrice.

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A signaler tout de même la sortie du métrage sur Gainsbourg, malheureusement très peu distribué, mais qui vaudra le détour pour les fans du génie.


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